Définition

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« Le goût du paysage » est un projet interdisciplinaire. Il s’agit de se réapproprier les territoires de notre quotidien, ceux que l’on traverse chaque jour et auxquels nous ne portons plus d’attention. Cette réappropriation s’opère par la notion du paysage d’un point de vue esthétique mais aussi physique et pragmatique dans les façons de le transformer.
Le référent à partir duquel tout le projet va prendre son sens est l’abeille. Pourquoi ? Parce que nous constatons que les abeilles se portent mieux en ville qu’à la campagne. Elle a donc cette capacité à transgresser des frontières que l’homme semblent bien distinctes, comme celle entre : naturel / artificiel, urbanité / ruralité, centre / périphérie, etc.
La seule frontière, ou plutôt mur, que l’abeille ne peut transgresser est celui  du pesticide : toute utilisation de pesticides, néonicotinoïdes, semences enrobées, tue massivement les populations d’abeilles, les insectes en général, les oiseaux, etc.
De façon invisible, sournoise et pernicieuse notre environnement se sature progressivement en produit chimique dont la disparition des abeilles en est le signe flagrant. L’homme en ressent toutefois les effets dans la montée des cancers et des perturbateurs endocriniens.
Nous partageons donc avec les abeilles, et avec tous les êtres vivants, un destin commun. En mettant ce petit animal au centre d’une évaluation paysagère propice à leur vie, elle aboutira à un environnement transformé, tant sur le point physique que d’un point du vue esthétique.
Tout commence par poser une ruche :
  • Aire de travail : en posant une ruche, une aire de butinage est déterminée (soit un rayon de 1 à 3 km),
  • Aire de subsistance pour les abeilles : ce territoire est le territoire dans lequel les abeilles doivent trouver l’entièreté de leur nourriture. Elles trouvent le nectar et le pollen sur les plantes dites mellifères. Ces plantes poussent soit spontanément soit cultivées par l’homme l’agriculture, le jardinage, l’ornementation.
  • Alliances avec d’autres métiers : afin de pourvoir de façon significatif à cette offre en plantes mellifères, nous créons des alliances avec d’autres métiers où chacun trouve un intérêt à planter des plantes mellifères car elles sont aussi à fruit et/ou médicinale et/ou et ornemental et/ou à bois, etc..
  • le paysage est la notion qui permet de se mettre en relation avec notre environnement. Cette relation est complexe et change selon les situations. Elle peut être à la fois esthétique, physique, pratique, scientifique, empirique, spontané, réfléchis, émotive, etc… Aucune des façons d’aborder le paysage n’est négligée dans la mesure où chacune participe et contribue à élaborer un espace commun propice à la vie en général dans le maintien des écosystèmes.
  • du « miel de paysage »  est collecté : le miel est considéré comme étant une expression entre abeilles et paysage. En effet, les abeilles butinant les fleurs dans le paysage, elle concentrent  dans le miel le nectar des différentes fleurs. Le miel porte ainsi l’information gustative du paysage : il a le goût du paysage.
  • Travail artistique : tout travail sur le paysage possède un versant esthétique indissociable avec les autres rapports. Des artistes sont donc invités à investir l’aire de butinage et se réapproprier par le sensible ces paysages du quotidien.

Ce travail débouche sur la notion de paysage mellifère développée.

 

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